Le marathon de Marrakech

Début d’année sportif pour la ville ocre, qui s’apprête à accueillir à la fin du mois le marathon de Marrakech, 23ème du nom, sous le haut patronage du roi mohammed VI.
Départ le 29 Janvier 2012.

Comme chaque année, des milliers d’athlètes affluent des quatres coins du monde (kenya, Portugal, afrique du sud, pologne, France…) pour relever le défi des 42.195 km à couvrir. Le parcours, considéré comme l’un des plus rapides parmi les marathons internationaux parce qu’essentiellement plat, entraîne les coureurs dans un circuit allant du centre ville jusqu’à la palmeraie. Un tracé qui en fait également l’un des plus beaux, empruntant des rues bordées de palmiers, d’orangers, d’oliviers, longeant les remparts sur fond d’atlas. Si ces 40 km effraient les moins entraînés, il leur reste la possibilité de concourir sur une distance réduite de moitié en s’inscrivant au semi marathon. En effet, ouvert à tous, ce rendez vous ne se réduit pas à une simple compétition sportive de très haut niveau et tient à conserver l’esprit d’un moment convivial réunissant petits et grands marathoniens, pour le plaisir du jeu et l’amour du sport, les épreuves familiales du samedi en témoignent. L’année passée, deux éthiopiens ont décroché 1ère et 2ème place, talonnés par le marocain Mourad Maarofit, qui termina sa boucle en 2h 11’ 20’’. A noter que le record de l’épreuve, 2h 03’ 59 ‘’, détenu depuis 1999 par le marocain Abdelkader El Mouaziz, reste à battre.
Avis aux amateurs.

Ait Benhaddou

Peu de kasbahs de la région de l’Atlas sont aussi surprenantes et aussi bien préservées que celle d’Ait Benhaddou, à 32 km de Ouarzazate. Ce n’est guère étonnant lorsque l’on sait que le site a bénéficié, sur le plan financier, du tournage d’une vingtaine de films, parmi lesquels Lawrence d’Arabie, Jésus de Nazareth (pour lequel une bonne partie du village fut reconstruite) et, plus récemment, Gladiator. En dépit de sa célébrité cinématographique, le village se vide. La kasbah est inscrite au patrimoine de l’Unesco.

Du complexe touristique La Kasbah, passez devant les étals de souvenirs et vous verrez la kasbah sur l’autre rive de l’oued Ounila, en grande partie asséché. Certains habitants font visiter leur maison moyennant quelques dirhams. Il vous en coûtera environ 5 Dh pour pénétrer dans la kasbah s’élève un silo fortifié en ruine, qui offre une vue magnifique sur la palmeraie et, plus loin, sur l’implacable hamada (désert de pierre).

A 7 km d’Ait Benhaddou sur la route goudronnée se dresse la kasbah de Tamdaght (10 Dh), une autre fortification glaoui, surmontée de nids de cigognes. Moins spectaculaire que celle d’Ait Benhaddou, elle est aussi moins touristique. Réglez le droit d’entrée auprès du gardien. De Tamdaght, il faut un 4×4 pour poursuivre vers le nord et Telouet.

Où se loger et se restaurer

Complexe touristique la kasbah. Un vaste établissement confortable qui reçoit la plupart des visiteurs d’Ait Benhaddou, attirés par ses équipements (dont une boutique qui vend des pellicules et des timbres) et sa vue sur la kasbah. L’Auberge el-Ouidane de l’autre côté de la route, fait aujourd’hui office d’annexe du précédent, avec des chambres moins onéreuses. Les non-résidents peuvent accéder à la piscine, moyennant 30 Dh.

Le Defat kasbah

3 km sur la route de Tamdaght, tenu par des Espagnols, loue des chambres joliment décorées. Il dispose d’une agréable piscine, d’un bar et d’un restaurant. Les non-hôtes déboursent 25 Dh pour profiter de la piscine. Les prix grimpent de 25% en avril.

L’Auberge Café Restaurant kasbah du Jardin

Simple mais calme, à l’extrémité de la ville, propose des chambres d’un bon rapport qualité/prix. Le bâtiment intérieur, en béton, manque de charme. Le propriétaire peut trouver des mules (100 Dh/jour) su vous souhaitez partir en randonnée vers le nord, en direction de Telouet.

Auberge Etoile Filante d’or

On séjourne ici, en plein cœur de la ville, dans des chambres propres, sans prétention, avec sdb.

Depuis/vers Ait Benhaddou

En venant de Ouarzazate, suivez la route principale de Marrakech pendant 22 km jusqu’au panneau indiquant Ait Benhaddou ; puis parcourez encor 9 km par une route goudronnée. Des grands taxis partent de la gare routière de Ouarzazate quand ils sont pleins (15 Dh/pers), et de la bifurcation (30 Dh pour le taxi entier). Affréter un grand taxi à partir de Ouarzazate coût entre 200 et 300 Dh la demi-journée. Des minibus assurent la liaison Tamdaght-Ouarzazat le matin, partant quand ils sont pleins.

Il est également possible d’effectuer le trajet à vélo depuis Ouarzazate, en trois heures environ.

Palais El Badi

Au sud de Djemaa el Fna le palais el Badi, érigé par Ahmed el-Mansour entre 1578 et 1602, est le plus célèbre de Marrakech. Dès sa construction, il fut considéré comme l’un des plus beaux au monde, d’où son surnom d’Incomparable, mais il n’en reste presque rien.

Ses dimensions ne peuvent qu’impressionner : bassin central de 90 m entouré d’orangeraies en contrebas, hauts murs en pisé et cour centrale longue de 130 m. Encore ne subsiste-t-il plus qu’une fraction de l’ancien édifice, les appartements privés et ceux des courtisans étant aujourd’hui incorporés au palais royal moderne, le Dar el-Makhzen. L’énorme structure à l’ouest est la koubba al-Khamsiniyya, qui tire son de ses 50 colonnes de marbre et servait de salle de réception officielle. En continuant vers le sud, vous vous retrouverez au milieu d’un déroutant dédale de couloirs souterrains, de réserves et cachots – qu’une lampe électrique vous permettra de mieux explorer.

Le coût de sa construction, colossal, fut principalement financé par les rançons extorquées aux nobles portugais capturés après leur défaite de 1578 face aux Saadiens, lors de la bataille des Trois Rois. Cette victoire valut à leur sultan le qualificatif d’ « el-Mansour », le Victorieux. Les travaux, réalisés par les meilleurs artisans de l’époque, durèrent plus de 20 ans. Ils utilisèrent des piliers de marbre achetés leur poids en sucre et des feuilles d’or apportées par la route caravanière de Tombouctou récemment passée sous contrôle saadien.

Malheureusement, la qualité et le luxe de ces bâtiments éveillèrent la convoitise de Moulay Ismaïl, lequel consacra 12 ans à les démanteler. Si la majeure partie du site est en ruines, ne ratez cependant pas le minbar de la Koutoubia, exposé dans une salle spéciale. Vraisemblablement fabriqué à Cordoue au XIIe siècle, il mérite le coup d’œil pour ses motifs d’ivoire délicatement ouvragés dans le bois précieux.

Pour se rendre au palais, le plus pratique est d’emprunter l’avenue Houmane el-Fetouaki, du sud-est de la Koutoubia à la place des Ferblantiers, où commencent les remparts. Vous apercevrez un grand portail ; franchissez-le et tournez à droites. L’entrée et le guichet se trouvent juste en face. Le palais est le principal site du Festival folklorique du mois de juin et du festival du film international. Ses ruines offrent un décor féerique, avec mille lumières se reflétant dans l’eau des bassins et l’arôme des fleurs d’oranger qui flotte dans l’air du soir.

Musée de Marrakech

Inauguré en 1997, le musée de Marrakech occupe le Dar Mnebbi, un riad du XIXe siècle magnifiquement restauré. Ancienne demeure de Mehdi Mnebbi, très apprécié ministre de la Défense de Moulay Abdelaziz (1894-1908), ce palais tombais en ruine lorsque le mécène Omar ben Jelloun l’acheta et la remit en état. A l’intérieur, des stalactites de stuc pendent des plafonds parmi une fascinante profusion de zelliges. Autour de la superbe cour intérieure ponctuée de fontaines, des galeries abritent des œuvres d’art, tout en permettant au visiteur de découvrir des aménagements traditionnels, comme le hammam d’origine à l’échelle des familles les plus fortunées de Marrakech, bien entendu.

Des expositions temporaires présentent un panorama complet des arts et de l’artisanat. Le musée de marrakech accueille également, à l’occasion, des concerts ou des pièces de théâtre. Il comporte en outre un café, installé dans une cour tranquille, et une boutique de souvenirs proposant une bonne sélection de livres d’art, d’affiches et des cartes postales.

les jardins marrakech

Les nombreux et magnifiques jardins de Marrakech offrent une expérience olfactive beaucoup plus plaisante. Outre les jardins évoqués ci-dessous, n’oubliez pas ceux de la Mamounia, frais et tranquilles.

Jardin Majorelle, Musée d’art Islamique
Aujourd’hui propriété du couturier Yves Saint Laurent, le luxuriant jardin Majorelle et le musée d’Art islamique furent conçu par le peintre français Jacques Majorelle, qui y vécut de 1922 à 1962. Au milieu des cactus, des bambous et des cascades de bougainvillées se cache une villa d’un bleu intense qui abrite désormais le musée. Les collections incluent des tapis, des rideaux de mariage, des ceintures, des bijoux et des manuscrits…(notice rédigées en arabe et en français). Quelques œuvres de Majorelle sont également exposées. Si possible, essayez de venir de bon matin pour avoir le site pour vous tout seul. Les chiens et les pique-niques sont interdits.

Jardins de la Menara
A quelque 2 km de la mosquée de la Koutoubia s’étendent les jardins de la Ménara, créés au XIIe  siècle par les Almohades. Très fréquentés par les Marrakechis, ils n’en restent pas moins un endroit paisible, idéal pour échapper à la canicule estivale et à la frénésie de la ville. Au centre de ce qui n’est guère qu’une prolongation plus ordonnée des oliveraies implantées à l’est, un grand bassin flanque un pavillon bâti en 1869 (dont la photo figure dans tous les guides touristiques), offrant une vue superbe depuis son balcon. Ce jardin aujourd’hui ouvert au public était autrefois réservé aux sultans et à leurs vizirs.

Les Jardins de L’Agdal
Au sud du palis royal, le jardin de l’Agdal, dessiné par les Almohades en 1156-1157, s’étend sur plusieurs kilomètres et quelque 16 hectares, il offre une végétation plus variée que celle des jardins de la Ménara, et est agrémenté de plusieurs pavillons. Pour vous y rendre (idéalement à vélo), prenez le chemin qui part vers le sud à l’angle sud-ouest du méchouar (grande place), en face du palis royal.